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Sommaire

1. Présentaton du Cabanon au Bon Marché – Paris jusqu’au 23 juin

2.  Activité de l’Association 2010-2011, rapport du Président

3. Article de Frédéric Lenne, ” Tout Corbu, sinon rien ! » : une fausse bonne idée”

4. Article publié sur le site de la Télévision Suisse Romande

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Le Cabanon au Bon Marché

Le Bon Marché Rive Gauche présente, en association avec l’éditeur de mobilier Cassina, une exposition en hommage à Le Corbusier. Elle comporte la réplique grandeur nature de l’intérieur du Cabanon de Cap Martin ainsi que des photographies sur la vie de Le Corbusier au bord de la mer. Du 12 mai au 23 juin 2012.

 

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Activité de l’Association durant l’exercice 2010-2011 

Rapport du Président


 Chers adhérents, Chers amis,

Bienvenue dans ce lieu de réunion insolite, généreusement et gracieusement mis à notre disposition par la Société Française des Architectes pour nous permettre de tenir, pour la troisième fois à Paris, la douzième Assemblée Générale de notre Association.

Un grand merci pour leur présence à tous nos adhérents, les plus anciens, fidèles d’entre les fidèles, dont certains ont fait le déplacement depuis leur région de résidence, et les nouveaux inscrits, qui en venant nous rejoindre nos encouragent à poursuivre notre action.

Quinze mois se sont écoulés depuis notre précédente Assemblée Générale, réunie au mois de juillet 2010 à l’Etoile de Mer. Au moment de cette réunion, le nouveau Délégué Régional du Conservatoire du Littoral, François FOUCHIER, avait pris ses fonctions peu de temps auparavant et entamait la mise en place d’une nouvelle organisation ; en outre, le dernier Comité de Pilotage du mois de juin précédant l’Assemblée 2010 nous avait confirmé la mission de réalisation des mobiliers fixe et mobile de la Villa E.1027.

Je vais reprendre dans le présent rapport les différents thèmes de travail que nous nous étions fixés à l’issue de l’Assemblée Générale de juillet 2010.

1/ La recherche de sponsors et la mise au point des commandes de mobilier

Votre Conseil d’Administration s’est mobilisé dès la rentrée 2010 en vue de la rédaction et de la concrétisation (en français et en anglais) du dossier d’appel à mécénat pour le financement des mobiliers, se réunissant à 5 reprises entre septembre et décembre 2010. De nombreux contacts ont été pris en vue de trouver des mécènes à partir de décembre 2010.

Monsieur Michaël LIKIERMAN, un mécène anglais très impliqué dans la vie culturelle de la région mentonnaise, s’est engagé sur le financement de la reconstitution du mobilier intégré détruit, ce qui nous a permis de donner un accord de principe à une entreprise roquebrunoise, Alain FURGIERI, au printemps 2011. L’ordre de service aurait dû être donné au 1er octobre 2011, mais les complexités liées à la réorganisation administrative que nous évoquerons ensuite retardent le projet.

En ce qui concerne le mobilier mobile, le Conservatoire du Littoral vient de recevoir de la société anglaise ARAM, éditeur d’une partie des meubles réédités d‘Eileen Gray, un certain nombre de pièces de mobilier qui avaient été prévues dans notre projet. Le complément du programme mobilier pourrait être acheté grâce à l’aide financière de 40.000 US$ que l’Association newyorkaise « Friends of E.1027 » a promis à notre Association pour le printemps 2012.

2/ L’ouverture du site internet

En dehors du dossier central du mobilier, nous avons travaillé à la définition du nouveau logo, lié à la nouvelle dénomination de l’association, et à la finalisation de la conception technique du site internet, ainsi que des contenus.

La création du logo est due à notre ingénieur-designer-conseil Alain BAILLON, par ailleurs administrateur, et je crois pouvoir dire qu’il a été largement apprécié et qu’il participe à renforcer notre image.

Quant au site internet, je remercie notre Vice Président Claude PRELORENZO, qui en est le rédacteur en chef et coordinateur, du temps qu’il y a consacré pour son lancement, et du travail qu’il continue de fournir pour l’étoffer et le mettre à jour. Je vous demande de consulter notre site régulièrement, d’une part pour bénéficier d’informations récentes sur notre environnement et nos activités, d’autre part pour lui donner plus de visibilité lors des consultations par les internautes qui s’intéressent à Le Corbusier, à Eileen Gray ou au Cap Martin.

Claude PRELORENZO vous donnera des informations sur son travail préalable à l’ouverture du site, sur le « parasitage » par un site pirate, et sur la problématique des contenus afin de construire une image de qualité par rapport à la pléthore d’informations et de parutions qui circulent sur le net.

3/ L’ouverture du site du Cap Martin à la visite et le hangar SNCF

Le calendrier prévisionnel du Conservatoire du Littoral, tel qu’il figure dans un document de synthèse de début septembre 2011, prévoit une première ouverture « limitée » de la villa E.1027 au public en septembre 2012, c’est à dire pour les prochaines journées du patrimoine, ouverture qui sera précédée, au cours du 1er semestre 2012, des travaux de restauration des jardins et des travaux de mobiliers et muséographie.

Au cours de ce même 1er semestre, seraient engagés divers autres travaux de restauration : sur le Cabanon et l’atelier de Le Corbusier, sur l’Etoile de mer et sur les abords, ainsi que les travaux de clôture du site.

Parallèlement serait lancé le programme d’aménagement du site « élargi », qui comporte notamment le hangar SNCF, dont l’acquisition est prévu au 1er semestre 2013, avec création d’un centre d’interprétation pour l’accueil du public dans le courant de 2014.

Par ailleurs, est venu se greffer sur la composante foncière et immobilière du site élargi, la villa mitoyenne à l’ouest de la villa E.1027 et de l’Etoile de mer, dite villa « Giori » du nom de son premier propriétaire, mise en vente, et que le Conservatoire du Littoral va acquérir à la fin de l’année 2011, avec l’aide d’un fonds de dotation privé. Cette villa est destinée dans un premier temps aux fonctions de gardiennage du site, et sera aménagée ultérieurement pour la réception des groupes, l’organisation de manifestations culturelles, expositions, etc…

L’échéancier du programme a été calé pour permettre une inauguration de l’ensemble du site, au moment où l’on commémorera le cinquantenaire de la mort de Le Corbusier le 27 août 2015.

Quel rôle l’Association joue-t-elle dans ce scénario ?  Pour le moment, à l’exclusion de notre mission sur les mobiliers, nous nous efforçons d’être une force de proposition et de réflexion, voire d’observation critique, au sein des instances mises en place par François FOUCHIER pour ce qu’il appelle la « gouvernance du site », dont je vais maintenant vous entretenir.

Les nouvelles modalités de gouvernance du site

Rappelons qu’à l’issue du Comité de Pilotage réuni en Mairie de Roquebrune fin avril 2010 pour entendre les conclusions du Rapport MEDIEVAL sur la mise en valeur et la gestion du site, il avait été considéré urgent de nommer un Directeur du site pour assurer la coordination des investissements et du projet de gestion. Cette nomination est intervenue le 7 septembre 2011, en la personne de Eric DE BACKER, chargé de mission détaché du Conseil Général des Alpes Maritimes.

En effet le Conseil Général, qui financera en partie les investissements du projet, participe désormais au nouveau Comité de Pilotage, au même titre que la Mairie de Roquebrune Cap Martin, le Conservatoire du Littoral et la Direction Régionale des affaire culturelles de PACA ; votre Président en fait également partie, intuitu personae, en qualité de donateur et usufruitier de l’Etoile de mer.

Cette instance devra valider toutes les propositions, financières, administratives et stratégiques concernant la conservation et la mise en valeur du site. Elle a été volontairement restreinte à quelques participants pour être plus efficace dans la prise de décisions.

Un Comité de Gestion, regroupant, outre les membres du Comité de Pilotage, le Directeur du site et différents acteurs institutionnels ou partenaires, au nombre desquels notre Association, devrait se réunir une fois par an en début d’année pour examiner les actions passées et le programme des actions proposées pour l’année à venir.

Enfin, le Comité de Pilotage devra désigner des personnes « incontestablement compétentes » pour constituer un Comité Scientifique, chargé d’émettre des avis sur les mesures de conservation et de mise en valeur du site.

Sur le papier, tout semble clair et cohérent ; malheureusement, nous commençons à subir un premier blocage, lié pour partie à l’empilement des intervenants, et pour une autre part à la volonté de chaque partie de ne pas abandonner ses prérogatives.

C’est ainsi que, après une approbation sans réserve de notre projet de muséographie et d’ameublement par l’ancien Comité de Pilotage, en juin 2010, nous avons d’abord dû convaincre le nouveau Directeur du Site de la compétence de notre groupe de travail et de l’inutilité de faire intervenir un nouveau prestataire pour contrôler la pertinence de nos propositions ; puis est apparue en septembre 2011 une demande d’agrément de notre dossier par la Direction Régionale des Affaires culturelles, nouveau membre du Comité de Pilotage.

Nous sommes actuellement en attente de la fixation d’une réunion par cette Direction pour lui présenter notre dossier, réunion qu’elle ne semble pas pressée de fixer ; nous n’avons pas de contact en direct puisque nous sommes dépendants du Directeur de Site.

Alors nous nous posons des questions : pourquoi une demande aussi tardive, pourquoi un tel manque de considération pour une équipe de professionnels compétents et bénévoles ? quel est le but de cette démarche, qui bloque le processus de concrétisation et de financement de notre projet ?

Nous pourrons échanger sur ce sujet au cours du débat que nous avons mis à l’ordre du jour : quelle doit être la position de l’Association dans le cadre de la nouvelle organisation de gestion ?

Il me reste à vous dire quelques mots de la restauration de la villa E.1027 : la réception définitive des travaux a été prononcée au printemps 2011, mais nous n’y avons pas été conviés ; les anomalies que nous avions relevées perdurent, et des soucis techniques apparaissent dès à présent.

Eric DE BACKER en a pris conscience au cours d’une visite des lieux avec votre Président, fin août.

Enfin, je ne saurais achever ce rapport sur l’année 2010-2011 sans évoquer, avec regrets, le dossier de candidature présenté par la Fondation Le Corbusier à l’UNESCO, pour le classement au patrimoine mondial d’une série d’œuvres de Le Corbusier, au nombre desquelles figurait le Cabanon du Cap Martin, dossier qui a fait l’objet d’un refus au mois de juin 2011.

Claude PRELORENZO prendra tout à l’heure la parole pour vous parler de ce dossier et commenter ce refus.

Je vous invite à cet égard à consulter sur internet le site de l’association des sites Le Corbusier constituée par le regroupement de tous les acteurs participant à ce dossier de candidature ; il est agréable de présentation et vous permettra de mieux connaître les 19 œuvres candidates au classement.

www.sites-le-corbusier.org/

 

Après avoir parlé de l’activité passée, je dirai quelques mots sur les projets propres à l’Association ; nous avons deux projets éditoriaux :

- d’une part la publication d’un livre sur l’histoire du site, d’environ 150 pages, que nous espérons financer avec des subventions du Conseil Général

- d’autre part l’édition d’un Cahier qui reprendrait nos études de mobilier. Financé sur les fonds propres de L’Association, ce Cahier se veut un outil de communication et un affichage de notre expertise. Il serait rendu public lors d’une conférence de presse que nous projetons au mois de janvier 2012 à Paris.

 

Robert Rebutato, président, le 28 octobre 2011 au siège de la Société Française des Architectes, Paris.

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A propos du Patrimoine Mondial de l’Unesco

« Tout Corbu, sinon rien ! » : une fausse bonne idée
Frédéric Lenne, directeur du département Architecture, Urbanisme et Technique du Groupe Moniteur | 09/09/2011 | 10:32 | Profession
A la fin d’un été où l’actualité corbuséenne a été dense, Frédéric Lenne, directeur du département Architecture, Urbanisme et Technique du Groupe Moniteur, réagit au double refus de la candidature de son œuvre au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Corbusier est bien vivant. La preuve : comme tout au long de son existence terrestre, il dérange encore.
Il dérange, il interpelle et les publications le concernant foisonnent. Tandis que les enquêtes d’opinion montrent que, dans l’esprit des Français, il reste l’Architecte, avec un grand “A”. Et il est en pleine actualité avec l’inauguration, en ce début septembre, du couvent des sœurs Clarisses, dû à Renzo Piano, dans le périmètre de Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp.
Comment comprendre, dès lors, que son œuvre ait pu être rejetée pour la deuxième fois par l’Unesco à qui sa candidature était soumise, fin juin ? Par leur refus souverain de l’inscrire sur leurs augustes tablettes, les 21 membres du comité du Patrimoine mondial ont infligé un affront à tous les Corbuséens et, bien au-delà de leurs cercles, à de nombreux amateurs d’architecture. Ont-ils pour autant failli ? Ce n’est pas certain car les vraies raisons de cet échec ne sont pas forcément les raisons invoquées ici ou là.
Quelques observations me paraissent pouvoir recentrer le débat.
La principale est que l’œuvre du Corbusier est bien trop diverse pour pouvoir être concentrée en un seul paquet. Des fortifications de Vauban jusqu’aux Causses et aux Cévennes, en passant par le Havre, le Patrimoine mondial a certes apposé son prestigieux label sur de grands ensembles. Mais sans nier la diversité manifeste des édifices dont l’architecte militaire de Louis XIV a parsemé le territoire, force est de constater que l’identification de chacun comme partie d’un même ensemble est immédiate. De même, la diversité du paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen n’empêche pas de le considérer comme un tout indissociable. Quant au Havre, l’unité urbaine que cette ville doit à Perret est patente.
Pour Corbu, les choses ne sont pas aussi limpides. Revendiquer un seul et même label pour les unités d’habitation va de soi. En revanche, mettre – si l’on ose dire ! – dans le même sac la villa Savoye, le couvent de la Tourette, Ronchamp et Chandigarh relève d’une analyse de spécialistes qui célèbrent à juste titre l’unité d’une pensée. Ce faisant, il n’est pas certain qu’ils contribuent à mettre en avant, à l’intention du plus grand nombre, l’originalité architecturale, la présence dans leurs sites respectifs, l’innovation spatiale ou l’émotion qu’engendre d’une manière fort différente chacune de ses œuvres.
Au fond, la candidature deux fois malheureuse est le résultat d’un péché d’orgueil : « tout Corbu, sinon rien ! ». Distinguer les œuvres plutôt que l’œuvre, demander un label pour chacune au lieu d’un label pour le tout aurait été bien plus judicieux. Il suffit d’arpenter la colline vers Notre-Dame-du-Haut pour être certain que Ronchamp est, de toute évidence, un élément unique du patrimoine mondial. Cette assertion peut être réitérée pour la plupart des œuvres du Corbu. Avec toutefois quelques exceptions pour des regroupements d’évidence : Firminy par exemple constitue, à l’image du Havre, une ville éligible sans distinguer les monuments un à un.
Alors pourquoi ne pas changer de stratégie et présenter dorénavant des dossiers au cas par cas ? D’autant que la demande d’un label attribué au tout l’était faussement : pour des raisons de compatibilité avec les règles de l’Unesco, certains des édifices conçus par le Corbusier ne pouvaient y figurer. Il serait par ailleurs absurde de craindre qu’une demande isolée d’intégration au patrimoine mondial de telle ou telle œuvre puisse être refusée. Cette crainte serait même une offense au génie corbuséen.
Dernière interrogation iconoclaste et aquaboniste en guise de provocation finale : le legs immense du Corbusier a-t-il besoin de cette  inscription honorifique au Patrimoine mondial ? Il vit très bien sans. Même si, par mesure de précaution, on peut penser que …
Frédéric Lenne, directeur du département Architecture, Urbanisme et Technique du Groupe Moniteur | Source LE MONITEUR.FR

 NB. Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur.

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Le Corbusier toujours boudé par l’UNESCO

28.06.2011 14:31 – mise à jour: 18:33

http://www.tsr.ch

La Villa Blanche à La Chaux-de-Fonds, un des bâtiments recalés [Keystone]

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a refusé mardi pour la seconde fois d’inscrire l’oeuvre de l’architecte franco-suisse Le Corbusier à sa liste du patrimoine de l’humanité. Comme en 2009, la candidature a été renvoyée avec une demande de remaniement. Déception de l’Office fédéral de la culture (OFC) et de La Chaux-de-Fonds.

Sous la direction de la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Argentine, la Belgique et le Japon voulaient faire reconnaître le travail de Le Corbusier comme symbole des nouvelles constructions urbaines.

D’autres pays où se trouvent des réalisations significatives du Corbusier – l’Inde, la Russie, les États-Unis, la Tunisie – n’ont pas souhaité s’associer au projet, précise la Fondation Le Corbusier (FLC). L’architecte franco-suisse a été à l’origine de quatre-vingts bâtiments dans le monde.

Candidature techniquement mal ficelée

Ce dossier de candidature est le premier consacré uniquement à l’oeuvre d’un architecte du XXe siècle. Et le seul à dépasser les limites continentales.  Le nouveau refus était attendu en raison d’une recommandation négative du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS).

La “construction technique de la candidature” est en cause, a déclaré à l’ats Oliver Martin, chef suppléant de la section Patrimoine culturel et monuments historiques à l’Office fédéral de la culture (OFC). Ainsi, “le report de la candidature est dû pour l’essentiel à la composition et aux motivations de la série qui nécessitent encore des ajustements”, a indiqué l’Office fédéral de la culture (OFC) dans un communiqué. Les experts étaient d’avis que l’oeuvre de Le Corbusier ne se reflétait pas correctement dans les 19 sites choisis.

Antisémitisme hors de cause

Parmi ces sites, trois se trouvent en Suisse: la Maison blanche à La Chaux-de-Fonds (NE), la Petite villa au bord du lac Léman à Corseaux (VD) et l’immeuble Clarté à Genève.

Les règles sont devenues particulièrement difficiles pour des “candidatures sérielles” qui englobent de nombreux sites, a précisé Olivier Martin.

Le débat sur l’antisémitisme de l’architecte né en 1887 à La Chaux-de-Fonds et décédé en 1965 dans le sud de la France n’a joué aucun rôle dans cette décision, selon lui. La signification de son oeuvre n’est pas non plus remise en cause.

Déception à La Chaux-de-Fonds

Le maire de Firminy (Loire), Marc Petit, qui préside l’Association des sites Le Corbusier, s’est déclaré “fortement déçu que l’inscription de l’oeuvre de Le Corbusier” n’ait été soumise, à aucun moment, au vote des 21 pays composant le Comité du patrimoine mondial.

M. Petit a assuré dans un communiqué que “nous allons maintenant travailler sur les nouvelles préconisations du Comité du patrimoine mondial avec nos partenaires, les experts, la Fondation Le Corbusier et les pays”.

Les autorités de La Chaux-de-Fonds se sont également dit déçues par la décision du Comité. La ville organisera néanmoins en 2012 de nombreux événements autour de Le Corbusier, notamment le centenaire de la Maison Blanche – qui fut sa première réalisation en tant qu’indépendant.

 NB. Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur.