Jean-Badovici

Eléments de biographie de Jean Badovici

 

Jean Badovici, de son vrai nom Badoviso, est né à Bucarest le 6 janvier 1893 et décédé à Monaco le17 août 1956; il est naturalisé français au début des années 30.

1919 Jean Badovici qui avait commencé des études académiques à l’ Ecole des Beaux -Arts sous la direction de Julien Guadet et de Jean-Baptiste Paulin soutient son diplôme à l’E. S. A., l’Ecole Spéciale d’Architecture. (Robert Mallet-Stevens, Adrienne Gorska en sont issus).

1920 Il partage un appartement d’étudiants avec Christian Zervos, grec d’Alexandrie.

1923 : Ils réussissent à convaincre l’éditeur Albert Morancé; Christian Zervos publiera Cahiers d’Art, et Badovici, L’Architecture vivante, documents sur l’activité constructive. Cette revue, Badovici va la faire vivre pendant 10 ans. Le 1er numéro sort. Badovici en est le rédacteur-en-chef et signe l’éditorial « entretiens sur l’architecture vivante ». La revue soutient les architectes modernes en particulier Le Corbusier qui y commente ses réalisations.

1924 Il participe à Wendingen la revue hollandaise proche du mouvement de Stijl qui consacre un numéro entier à Eileen Gray. Il travaille à Vézelay à la restauration de vieilles maisons avec l’aide d’Eileen Gray.

De 1927 à 1936 il publie « L’œuvre complète Morancé » de Le Corbusier et Pierre Jeanneret. C’est lui qui parlera de Le Corbusier à Eileen Gray.

1929 N° spécial de L’Architecture vivante sur E1027.

1930-31 Eileen Gray réaménage l’appartement de Jean Badovici,  rue de Châteaubriand.

1933 Il participe au Congrès International d’Architecture Moderne, (C.I.A.M. ) aux côtés de Christian Zervos, Fernand Léger, André Lurçat, Le Corbusier; ce IVe congrès débouche sur la Charte d’Athènes.

1937 Dans le Pavillon de l’Esprit Nouveau de Le Corbusier, il présente un nouveau moyen de sauvetage, un canot de sauvetage insubmersible.

En 1938 Il achète une nouvelle maison à Vézelay et demande à Fernand Léger une peinture murale.

1945 Il participe à la reconstruction de Maubeuge sous la direction d’André Lurçat.

1956 Mort à Monaco. L’UAM organise un hommage au Musée des Arts décoratifs.

 

Monica Baillon